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Durant tout le cycle de production :
L'entreprise est amenée à engager des dépenses, qui ne seront récupérées que lors de l'encaissement des ventes ou des prestations. Par exemple : - si son activité consiste à vendre des marchandises, l'entreprise devra acquérir un stock minimum, avant même de commencer à fonctionner, - si elle consiste à produire ou à transformer des biens, elle devra acheter ses matières premières, puis lancer la production et rémunérer ses salariés avant de pouvoir commercialiser ses produits et se faire payer. - si elle consiste à effectuer des prestations "intellectuelles" (conseil, expertise...), l'entrepreneur devra travailler un certain nombre de jours et supporter ses frais avant d'adresser sa note d'honoraires.
Lorsque l'activité nécessite d'accorder des délais de règlement aux clients, l'argent dû par les clients, après livraison, constitue une "créance client". Mais les fournisseurs pourront accorder, eux-aussi, des délais permettant de ne pas payer immédiatement leurs factures. C'est le "crédit fournisseur".
Il existe donc une "masse d'argent" à mobiliser, nécessaire au fonctionnement de l'entreprise, au même titre qu'il est nécessaire d'en mobiliser pour payer les locaux, machines, équipements, etc., qui correspond à la différence entre les besoins de financement du cycle de production (stocks + créances clients) et les ressources apportées par le crédit fournisseur. Cette masse d'argent immobilisée dans l'entreprise est appelée "Besoin en fonds de roulement" (BFR).
La croissance de l'entreprise entraînant une augmentation de volume de ce BFR, cela explique les difficultés de trésorerie qu'elles peuvent rencontrer si leur propre rentabilité ne permet pas de faire face au surcroit de financement nécessaire. Il est donc très important de surveiller son évolution avec précision. En le traduisant en nombre de jours de chiffre d'affaires, il est facile d'anticiper des problèmes de trésorerie au cas où le chiffre d'affaires de l'entreprise augmenterait brutalement.
Au départ (création de l'entreprise) il est nécessaire de prévoir les ressources nécessaire pour couvrir ce BFR qui devra être considéré comme un investissement. Dans la très grande majorité des cas, ce besoin sera à couvrir par des capitaux permanents (fonds propres, subventions, dettes à long et moyen terme), au même titre que les autres investissements. Au fur et à mesure que l'entreprise se déploiera et que les banques prendront confiance dans sa pérennité, elles accepteront de financer partiellement ce besoin, notamment en cas de forte saisonnalité ou de cycle d'exploitation très long, par des crédits à court terme adaptés.
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